Le compte à rebours est terminé. Plus d’un million de finalistes du secondaire à travers la République démocratique du Congo prennent part, à partir de ce lundi 22 juin, à la session ordinaire de l’Examen d’État (EXETAT) 2026, ultime étape sanctionnant la fin du cycle secondaire et ouvrant les portes de l’enseignement supérieur.
Pendant quatre jours, du 22 au 25 juin, les candidats affronteront les différentes épreuves dans les centres de passation répartis sur l’ensemble du territoire national ainsi que dans les centres organisés à l’étranger pour les élèves congolais de la diaspora.
Cette édition 2026 intervient dans un contexte marqué par la volonté du Gouvernement de moderniser davantage le système d’évaluation nationale. Les autorités éducatives ont renforcé le processus de digitalisation de la correction et du traitement des copies grâce à la mise en service de nouveaux centres de scannage.
Cette réforme vise à réduire les délais de publication des résultats, à limiter les risques d’erreurs et à garantir une plus grande transparence dans la gestion des examens.
À quelques heures du début des épreuves, la ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a adressé un message d’encouragement aux finalistes. Elle les a invités à aborder cet examen avec confiance, discipline et intégrité, tout en respectant strictement les règles établies afin de préserver la crédibilité de cette évaluation nationale.
La ministre a également salué la détermination des élèves vivant dans les zones touchées par l’insécurité et les conflits armés. Malgré les difficultés liées aux déplacements de populations, aux perturbations du calendrier scolaire et aux conditions d’apprentissage souvent précaires, ces candidats ont poursuivi leur parcours avec courage et persévérance.
Au-delà d’une simple évaluation académique, l’Examen d’État représente chaque année un moment crucial pour des milliers de jeunes Congolais. Il constitue non seulement un passage obligé vers les études supérieures, mais aussi un symbole d’espoir, d’ambition et de promotion sociale pour une génération appelée à contribuer au développement du pays.
Les regards restent désormais tournés vers le bon déroulement de cette session nationale, considérée comme l’un des plus grands rendez-vous éducatifs de la République démocratique du Congo.
Don de Dieu Mbavu
