La République démocratique du Congo dispose encore d’une marge importante pour mobiliser des financements, selon le vice-Premier ministre chargé du Budget, Adolphe Muzito. Dans une déclaration rendue publique mercredi 23 septembre, il estime que le faible niveau de la dette extérieure congolaise offre des possibilités supplémentaires pour financer des projets structurants.
Selon Adolphe Muzito, la dette extérieure de la RDC s’élève à environ 11 milliards de dollars pour un PIB estimé à 122 milliards, soit un ratio de 9 %. Sous le leadership du président Félix-Antoine Tshisekedi, le pays disposerait ainsi, selon lui, d’une marge d’endettement encore importante par rapport à la taille de son économie.
Le ministre du Budget avance même que la RDC pourrait mobiliser jusqu’à 100 milliards de dollars pour financer de grands projets intégrateurs. Cette perspective intervient alors que le gouvernement entend accroître les investissements dans les infrastructures, l’énergie, les transports et l’agriculture afin d’accélérer la transformation économique du pays.
Toutefois, une capacité théorique d’endettement ne signifie pas que ces montants peuvent être empruntés automatiquement. La soutenabilité de la dette dépend également des recettes publiques, du coût des emprunts, du service de la dette, des conditions d’accès aux marchés financiers et des perspectives de croissance. L’enjeu pour Kinshasa sera donc de transformer cette éventuelle marge financière en investissements productifs, sans compromettre l’équilibre futur des finances publiques.
Zephy Amboka Pengume
