Un premier cas confirmé de maladie à virus Ebola a été enregistré ce dimanche 17 mai 2026 à Goma, dans l’est de la Democratic Republic of the Congo, ont annoncé les autorités sanitaires à travers l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB).
Selon les premières informations, la patiente contaminée est une femme dont le mari est décédé d’Ebola à Bunia, en province de l’Ituri. Elle aurait contracté le virus lors des rites funéraires avant de rejoindre Goma, ville actuellement sous contrôle de l’AFC/M23 et de ses alliés.
Le directeur de l’INRB, Jean-Jacques Muyembe, a confirmé que les analyses effectuées en laboratoire ont révélé la présence du virus Ebola. À la suite de cette confirmation, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclenché son deuxième niveau d’alerte sanitaire internationale afin de renforcer la surveillance épidémiologique et la coordination de la riposte.
Les autorités sanitaires précisent que la souche identifiée est celle de Bundibugyo, une variante pour laquelle aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’est disponible à ce jour. Le dernier bulletin épidémiologique publié samedi soir faisait état de 336 cas, incluant des cas suspects et confirmés, ainsi que 87 décès.
Face à cette résurgence préoccupante, le gouvernement congolais a dépêché une mission d’urgence en Ituri. La délégation est conduite par le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, accompagné du directeur général de l’Institut national de santé publique ainsi que du coordonnateur du Centre des opérations d’urgence sanitaire.
Face à cette résurgence préoccupante, le gouvernement congolais a dépêché une mission d’urgence en Ituri. La délégation est conduite par le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, accompagné du directeur général de l’Institut national de santé publique ainsi que du coordonnateur du Centre des opérations d’urgence sanitaire.
Les autorités appellent la population à observer strictement les mesures d’hygiène, de prévention et de surveillance communautaire afin de freiner toute propagation du virus.
Gires Kasongo
