Des crépitements de balles ont été entendus mardi matin, aux environs de 10 heures, dans le quartier Taba-Congo à Lubumbashi. Des jeunes joueurs ont manifesté leur colère pour dénoncer la vente du terrain de football local, situé sur l’avenue Chemin Public, près de l’arrêt de bus Postolo.
Occupé par la communauté depuis plus de 30 ans, ce terrain est considéré comme un espace de loisirs indispensable pour les jeunes des quartiers Taba-Congo, Bongonga et Kikalabwamba.
Selon des informations rapportées par la société civile locale, les habitants accusent des ressortissants indiens d’avoir acquis ce terrain, une situation qui a provoqué une vive réaction au sein de la jeunesse.
Le major Charles Bin Lwamba, porte-parole de la police au Haut-Katanga, a confirmé les faits. Il précise qu’un bilan provisoire fait état d’une personne blessée par une balle perdue, tirée par un policier chargé de la sécurisation du site. Il rassure toutefois que la situation est désormais sous contrôle.
Le porte-parole de la police ajoute que la bourgmestre de la commune de Kampemba, accompagnée du commandant urbain de la police, a escorté la victime vers une structure sanitaire pour recevoir des soins appropriés. Par ailleurs, des instructions ont été données pour la remise en place des poteaux du stade, qui avaient été enlevés durant la nuit.
Un document signé le 27 janvier 2026 par le chef de division provinciale en charge des affaires foncières demande à Alis Ndombe Lakkes de suspendre les travaux de construction sur ce terrain, en raison de doutes soulevés quant à la validité de son certificat.
Cette correspondance a été présentée sur les lieux afin d’apaiser les tensions et permettre aux jeunes de reprendre leurs activités sportives, alors que du sable avait déjà été déversé sur le site en prélude aux travaux.
Loss-Adonis Ngoyi
