Après la publication du gouvernement Sama Lukonde, l’on ne devrait pas attendre encore dans l’incertitude l’investiture de cet exécutif émanant de la nouvelle majorité acquise au Chef de l’État. Hélas, ce n’est pas le cas. Une partie des insatisfaits menacerait de bloquer l’investiture du gouvernement.
Raisons avancées bien qu’ils ne le déclarent pas ouvertement, c’était le fait qu’ils ne se retrouvent pas sur cette liste alors que, pensent-ils ils auraient aidé à faire basculer la majorité. Une injure pour cette population meurtrie, qui voit sa souffrance prendre une ampleur démesurée.
Quand on considère toutefois les efforts fournis par le Chef de l’État et son premier ministre afin d’avoir une équipe un peu réduite comparée à celle de Sylvestre Ilunga, l’on peut se poser des questions sur la volonté de ces députés de vraiment faire avancer le pays. Veulent-ils avoir une équipe de plus de 350 ministres et vice-ministres, à la taille bien entendue la nouvelle majorité telle que constatée par l’informateur Modeste Bahati Lukwebo?
Ainsi donc, par leur menace, ils poussent le Président de la République à l’extrême, envisager ce qu’il n’a jamais osé même quand il était au cœur de blocage avec son allié de premières heures, à savoir Joseph Kabila qui avait le contrôle de toutes les assemblées.
«Le Chef de l’État Félix Tshisekedi pourrait dissoudre le parlement si cette menace de blocage d’investiture persistait», a lancé l’un de ses collaborateurs, avant de poursuivre,»c’est une mesure qu’il n’a jamais envisagée, même quand rien ne marchait au sein de la coalition FCC-CACH. Mais avec l’Union sacrée de la nation, si cette menace persiste et qui retarde l’investiture du gouvernement, nous n’aurons pas de choix que de soutenir cette voie qu’elle qu’en soient les conséquences « , martèle ce proche de Félix Tshisekedi.
La dissolution du parlement, sous entend l’organisation des élections législatives anticipées dans 90 jours. Les caisses de l’État ne disposant pas les moyens nécessaires pour une telle option, c’est donc le dilemme pour ceux qui pensent à cette option. Cependant, face au blocage, dans ce contexte où le pays est de plus en plus paralysé par l’absence du gouvernement, c’est donc un cas majeur que peut brandir le Président de la République qui, devons nous le reconnaître, voit cette opinion qui lui est favorable en train de baisser progressivement.
La Rédaction
