La société civile de la chefferie de Bahema-Nord, dans le territoire de Djugu, condamne avec fermeté l’attaque meurtrière perpétrée mercredi 11 mars au village de Vendo. Plus de trente civils auraient été tués lors de cette incursion attribuée aux miliciens de la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO).
Selon Charité Banza, président de la société civile locale, le bilan reste provisoire, les recherches se poursuivant dans la zone afin de retrouver d’éventuelles victimes supplémentaires. Il redoute que cette nouvelle flambée de violence ne compromette les efforts de pacification engagés dans cette partie de la province de l’Ituri.
« Nous n’avons cessé d’alerter les autorités sur la dégradation de la situation sécuritaire dans la région. Aujourd’hui encore, nous pleurons plusieurs compatriotes tombés sous les balles des miliciens », a-t-il déploré.
Face à cette tragédie, la société civile appelle les autorités provinciales et le gouvernement central à renforcer leur implication afin de rétablir l’autorité de l’État et protéger les populations civiles dans cette zone en proie aux violences.
De son côté, l’armée congolaise, à travers son porte-parole en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, a récemment dénoncé certaines stratégies utilisées par les groupes armés.
Selon lui, après les opérations de riposte menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo, des éléments des milices CRP et CODECO se replieraient dans des sites de déplacés, utilisant parfois des civils, notamment des femmes et des enfants, comme boucliers humains pour échapper aux opérations militaires.
Les FARDC ont ainsi mis en garde tout groupe armé qui chercherait à instrumentaliser la population civile pour des intérêts contraires à la paix et à la stabilité dans la région.
Gires Kasongo
