Le nouveau commandant des casques bleus de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), le Général Ulysses Gomes, a entrepris une tournée dans plusieurs localités de la province de l’Ituri. Ce périple, qui l’a conduit à Bogoro, Tchabi, Komanda, Roe et Drodro, visait à mieux connaître ses troupes et à évaluer les réalités du terrain.

Pendant une semaine, le Général Gomes a échangé avec les soldats de la paix déployés dans cette région marquée par une insécurité persistante. Il leur a adressé un message fort : tenir bon face aux défis sécuritaires et redoubler d’efforts pour protéger la population civile aux côtés des forces armées congolaises. Il a insisté sur l’importance de leur mission dans un contexte où les exactions perpétrées par des groupes armés, les destructions, les massacres et les pillages demeurent une réalité quotidienne.

Au fil de son parcours, la population locale a témoigné de l’impact positif de la MONUSCO sur la sécurité. À Djaiba, par exemple, plus de 5 000 civils bénéficient depuis le 12 février 2025 d’une protection physique directe assurée par les casques bleus. Des patrouilles régulières y sont organisées pour prévenir toute incursion des groupes armés et garantir un climat de sécurité.

Dans le territoire de Djugu, les casques bleus népalais et bangladais ont récemment mené une opération d’exfiltration et d’évacuation. Quatre-vingt-onze civils, qui avaient fui les exactions du groupe armé CODECO et trouvé refuge dans le bureau du territoire, ont été sécurisés et transportés vers Bule, loin du danger. Cette intervention humanitaire témoigne une fois de plus du rôle vital joué par la MONUSCO dans la protection des populations vulnérables.

Par cette tournée, le Général Ulysses Gomes a voulu renforcer la motivation de ses troupes et réaffirmer l’engagement de la MONUSCO à poursuivre ses efforts en Ituri. Face à des défis sécuritaires persistants, cette mission onusienne demeure un rempart essentiel pour des milliers de civils pris dans la tourmente des violences armées.

Gires Kasongo