Une attaque attribuée à des hommes armés assimilés aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a fait au moins une dizaine de morts parmi les civils dans le village de Babesua, situé dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri.

Selon des sources locales, l’incursion a eu lieu dans la soirée du lundi 16 mars et s’est poursuivie jusqu’aux premières heures du mardi 17 mars 2026. Les assaillants ont ciblé des habitations, incendié plusieurs maisons et commis des exactions contre la population.

«C’était vers 18 heures que nous avons entendu les premiers coups de feu. Plusieurs maisons ont été incendiées. Des personnes ont été tuées à l’arme blanche et par balles, d’autres battues à mort avec des bâtons. Certains corps ont été brûlés. Personnellement, j’ai compté une quinzaine de morts. Nous avons passé la nuit dans la brousse, les tirs n’ayant cessé qu’autour de 4 heures du matin», explique un habitant de Babesua joint par 24News Agency.

La même source indique également qu’un véhicule stationné dans le village a été incendié par les assaillants, qui ont tué le chauffeur ainsi que ses aides.

À la suite de cette attaque, la circulation sur la Route nationale numéro 4 (RN4) est fortement perturbée. Les usagers craignent pour leur sécurité sur cet axe stratégique reliant plusieurs zones commerciales de l’Est de la République démocratique du Congo.

Cette attaque est la première signalée dans le groupement Bafabete, en chefferie des Bandaka. Elle porte désormais à six le nombre de chefferies affectées par les violences attribuées aux ADF dans le territoire de Mambasa.

Par ailleurs, le village de Badengaido, chef-lieu de la chefferie des Bombo, est en grande partie vidé de ses habitants. Ces derniers fuient la menace persistante des combattants ADF signalés dans le site minier de Muchacha, situé à environ trois heures de marche au sud-est de la localité.

Gires Kasongo