Vingt personnes enlevées par les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) lors des attaques perpétrées le 29 juin dernier ont été libérées le jeudi 9 juillet près de Bambu, dans la chefferie de Babila Babombi, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri.
L’information a été confirmée ce samedi 11 juillet par Ram’s Malikidogo, activiste des droits humains à Mambasa. Selon lui, les personnes libérées ont déjà regagné leurs communautés respectives après plusieurs jours passés entre les mains des rebelles.
Parmi les rescapés figurent des femmes, des enfants ainsi que plusieurs membres de la communauté pygmée. D’après les témoignages, ces otages ont vécu dans des conditions de captivité particulièrement difficiles, marquées par des privations et un climat de peur permanent.
Selon la même source, cette libération est le résultat des opérations militaires menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), avec l’appui des combattants Wazalendo. Les forces engagées auraient poursuivi les assaillants jusqu’à les déloger de la localité de Tepe, où ces derniers tentaient d’établir une nouvelle base afin de renforcer leur présence dans la région.
Ram’s Malikidogo, estime que cette action constitue un signal encourageant dans les efforts de sécurisation du territoire de Mambasa, régulièrement confronté aux incursions des rebelles ADF. Il salue la collaboration entre les FARDC et les groupes d’autodéfense Wazalendo, qu’il considère comme déterminante dans la libération des otages.
Toutefois, Ram’s Malikidogo appelle les forces de défense et de sécurité à maintenir la pression sur les rebelles afin d’empêcher toute tentative de réorganisation ou de réinstallation dans cette partie du territoire. Il insiste également sur la nécessité de poursuivre les opérations de ratissage pour protéger durablement les populations civiles et prévenir de nouvelles attaques.
Gires Kasongo
