À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles, célébrée chaque 25 novembre, les structures et mouvements de défense des droits humains et féminins ont organisé une marche pacifique dans la ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central.
Dans leur mémorandum lu devant le Gouverneur de province, ces organisations se sont indignées de la recrudescence des violences sexuelles et basées sur le genre dans la région.
Selon ce document, 3 130 cas de VBG ont été enregistrés au deuxième trimestre de 2025 au Kasaï Central. Parmi eux, 10 femmes ont été enlevées, dénudées et violées dans la zone de santé de Lubondaï, dans le territoire de Dibaya. Plusieurs cas de mariages précoces et forcés ont également été signalés dans le territoire de Kazumba, ainsi que de nombreux autres cas dans différents territoires et dans la ville de Kananga.

Les organisations pointent du doigt plusieurs facteurs aggravant les VBG :
– les conflits fonciers et l’accès au pouvoir coutumier ;
– la consommation excessive d’alcool ;
– des normes et coutumes défavorables aux femmes ;
– le maintien du mariage précoce ;
– des pratiques socioculturelles néfastes ;
– l’insécurité alimentaire ;
– la faible sanction des auteurs ;
– les arrangements à l’amiable ;
– la peur de la stigmatisation des survivantes ;
– l’ignorance des notions liées aux VBG et des voies de recours disponibles.
Face à cette situation alarmante, les structures de défense des droits des femmes et des filles demandent une justice forte, équitable et engagée, afin de lutter efficacement contre l’impunité entourant les violences basées sur le genre au Kasaï Central.
La marche a débuté au rond-point Notre-Dame, est passée par le rond-point PAX avant de se terminer au gouvernorat, où un mémorandum a été lu et déposé.
Siniori Junior MBUMBA
