Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a évoqué, lors d’un briefing de presse le mercredi 26 novembre, les avancées en matière de liberté de la presse enregistrées par la République démocratique du Congo depuis l’avènement du président Félix Antoine Tshisekedi à la magistrature suprême.
Pour le porte-parole du gouvernement congolais, jamais la RDC n’a enregistré autant de progrès dans ce domaine que sous le règne du président Tshisekedi :
« Jamais nous n’avons fait autant de progrès en matière de liberté de la presse que sous la direction du président Félix Tshisekedi.
Si aujourd’hui nous constatons un recul dans le classement de Reporters sans frontières, c’est à cause des agissements du M23, qui exporte les mauvaises habitudes du Rwanda : absence de liberté de la presse, attaques et musèlement des médias, intimidations… Merci à JED de nous avoir remis le prix obtenu à Stockholm, qui témoigne de notre engagement à poursuivre le travail pour un espace médiatique libre et responsable », a déclaré le ministre.
Il ne fait aucun doute que la liberté de la presse est quasi inexistante dans les zones sous administration de l’AFC/M23. Le rapport de l’organisation non gouvernementale Journalistes en Danger (JED), intitulé « Est de la RDC : crimes commis contre la liberté de la presse », rendu public le 23 novembre, fait état de 5 journalistes tués, 160 arrêtés et plus de 500 atteintes graves à la liberté de la presse.
Selon ce rapport, le M23 utilise intimidation, menaces physiques, menaces de fermeture de chaînes et enrôlement forcé de journalistes pour entraver la liberté de la presse.
Zéphyrin Pengume
