La République démocratique du Congo traverse de multiples enjeux, principalement sécuritaires, qui exercent une pression considérable sur les autorités d’une part, et infligent d’autre part une souffrance indescriptible aux populations vivant dans les zones sous occupation. Alors que les négociations entre le M23/AFC et le gouvernement avancent lentement, certains continuent d’espérer la signature d’un accord global dans les prochains jours à Washington.

Cependant, les Congolais doivent savoir qu’un des piliers supposés de ce processus, Thérèse Kayikwamba Wagner dont le « savoir-faire » aurait, dit-on, imposé le respect de la diplomatie congolaise sur la scène internationale sera indisponible durant plusieurs rounds cruciaux. Ce n’est plus un secret : celle que le grand public a découverte dans le gouvernement Suminwa devra s’absenter momentanément pour des raisons maternelles. Une absence qui, évidemment, se fera sentir.

Pour combler ce vide redouté, une autre dame, pas la moindre, prend le relais : Noëlla Ayeganagato, vice-ministre des Affaires étrangères et ancienne ministre de la Jeunesse. La vice-ministre est souvent présentée comme dotée d’un savoir inégalable, de compétences « hors pair » et d’un franc-parler légendaire. Durant sa courte expérience au ministère de la Jeunesse, elle y aurait laissé une empreinte indélébile… si indélébile que personne ne semble vraiment s’en souvenir. C’est d’ailleurs, dit-on, grâce à ces « réalisations » qu’elle a été propulsée au poste de vice-ministre des Affaires étrangères.

Alors qu’elle s’apprête à assurer ou assure déjà l’intérim de Thérèse Kayikwamba, certaines sources du côté rwandais affirment qu’une panique totale règnerait. On rapporte même que le ministre rwandais des Affaires étrangères souffrirait d’insomnies, murmurant : « J’ai déjà eu chaud avec Thérèse Kayikwamba Wagner… mais si sa vice, encore plus compétente, prend le relais, c’est un véritable cauchemar ». Des confidences que seuls quelques initiés pourraient confirmer.

En plaçant Noëlla aux côtés de Wagner, Félix Tshisekedi aurait donc fait preuve d’une vision remarquable une vision qui, selon certains enthousiastes, devrait révéler toute sa puissance dans cette phase finale du processus de paix. Une stratégie magistrale, assurément.

Noëlla Ayeganagato rassure, impressionne et mettrait même tout le monde d’accord, jusqu’à donner de l’insomnie au camp adverse. Partout, les Congolais salueraient le choix du Chef de l’État, persuadés qu’elle est cette pièce rare qui manquait à la diplomatie nationale depuis des décennies.

Pour qu’on nous prenne au sérieux, soyons sérieux !