Le député honoraire André Léon Tumba Mukendi réfute catégoriquement le « plein pouvoir » que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) tenterait, selon lui, de s’arroger au-dessus des institutions de la République légalement établies.

Dans une lettre ouverte adressée aux prélats catholiques signataires du dernier communiqué de la CENCO, l’ancien élu de Miabi, au Kasaï-Oriental, s’interroge sur le rôle exact que jouent actuellement les dirigeants de l’Église catholique en République démocratique du Congo.

« Avons-nous l’impression d’avoir une nouvelle institution étatique qui s’appelle la CENCO ? Ce problème doit être vite résolu », s’exclame-t-il.

Ce cadre de l’UDPS/Tshisekedi rappelle que l’opportunité, l’urgence et la nécessité d’envisager ou non un changement de la Constitution relèvent de prérogatives constitutionnelles dévolues au chef de l’État, et non à des évêques, visiblement « soudoyés ».

« Notre peuple ne peut-il pas enfin décider de se doter d’une nouvelle Constitution et de passer à une Quatrième République, au regard des enjeux géostratégiques du monde ? », s’est-il interrogé, avant de renchérir :

« Les évêques ont combattu Mobutu pour ouvrir la voie à l’esclavage dont nous sommes aujourd’hui victimes de la part du Rwanda. Après l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, le Rwanda, grâce aux évêques catholiques, s’est installé dans nos institutions jusqu’au sommet. Aujourd’hui, manipulés par des forces obscures étrangères, ils appellent à l’insurrection pour renverser l’ordre constitutionnel. Les mêmes causes ne produiront plus les mêmes effets », a averti Léon Tumba Mukendi.

Dans la foulée, le député UDPS, vantant les réalisations de Félix Tshisekedi à la tête du pays, invite les responsables des regroupements politiques de l’Union sacrée ainsi que les forces vives de la nation à demeurer prudents et à « peaufiner des stratégies » pour, selon lui, aider le chef de l’État à atteindre ses objectifs, notamment à travers le changement de la Constitution, seule voie qui pourrait actuellement lui permettre d’assurer la défense du territoire national.

Faustin Kalenga