Le Salon de l’information, de la communication et des médias (SICOM) se tiendra du 17 au 19 septembre 2026 au Centre international de conférences de Kintélé. Initié par le journaliste Gyldas Mayela, commissaire principal du Salon, ce rendez-vous entend valoriser les métiers de l’information et de la communication, tout en ouvrant la réflexion sur leur avenir à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle.

« Témoigner, produire, former et innover de la presse écrite à l’audiovisuel à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle » : c’est le thème retenu pour cette première édition. À travers cette initiative, les organisateurs souhaitent créer un espace de rencontres, de formation et d’échanges entre journalistes, communicants, professionnels de l’audiovisuel, acteurs du numérique, étudiants et partenaires. Pour Gyldas Mayela, le SICOM répond à la nécessité de mieux préparer les professionnels aux mutations de leurs métiers. L’essor des nouveaux médias et de l’intelligence artificielle impose, selon lui, de renforcer les compétences, de partager les expériences et de réfléchir aux nouvelles pratiques professionnelles.

Un regard sur l’histoire de la presse congolaise

Cette première édition revêt également une dimension historique. Elle s’inscrit dans le cadre du 25e anniversaire de la loi n° 08-2001 du 12 novembre 2001 relative à la liberté de l’information et de la communication, qui avait notamment dépénalisé la profession de journaliste. Le Salon sera ainsi l’occasion de revenir sur les acquis de ce texte, de mesurer le chemin parcouru et d’examiner les défis qui se posent désormais aux médias congolais.

La mémoire professionnelle au cœur des distinctions

Au-delà des échanges et des formations, le SICOM entend rendre hommage à ceux qui ont contribué à l’histoire des médias au Congo. Plusieurs anciens professionnels de la télévision, de la radio et de la presse écrite, aujourd’hui à la retraite, seront distingués. Un hommage particulier sera également rendu à Jean-Paul Pigasse, fondateur des Dépêches de Brazzaville, décédé récemment. À travers cette reconnaissance, les organisateurs souhaitent saluer la contribution de cette figure de la presse congolaise au rayonnement de l’information sur le Congo et les deux Congo.

Un prix spécial pour la liberté de la presse

Le SICOM prévoit, par ailleurs, la remise d’un prix spécial de la liberté de la presse au président de la République, Denis Sassou Nguesso. Gyldas Mayela a expliqué que cette distinction repose, selon lui, sur l’évolution du cadre juridique, le développement des infrastructures médiatiques et les conditions d’exercice de la profession.
Il a notamment cité le classement 2026 de Reporters sans frontières, qui, selon les données présentées lors de la conférence de presse, place le Congo à la 68e position sur 180 pays, en progression par rapport à 2025. L’organisateur a également indiqué que l’organisation ne recensait, en 2026, aucun journaliste tué ni détenu en République du Congo.
Ces éléments, a-t-il précisé, ne signifient pas que tous les défis sont résolus, mais qu’ils constituent, à ses yeux, des indicateurs d’une trajectoire qu’il convient de saluer.

Un rendez-vous pour l’avenir

En réunissant les professionnels des médias autour de la reconnaissance, de la formation et de l’innovation, le Salon de l’information, de la communication et des médias ambitionne de devenir un espace de réflexion sur l’avenir de l’information et de la communication au Congo.

Solange Geandja