La Tanzanie est en deuil après la disparition, lundi 7 septembre 2026, de Hafidh Ameir Hassan, époux de la présidente Samia Suluhu Hassan. Il était le premier « First Gentleman » de l’histoire de la Tanzanie, fonction qu’il occupait depuis l’accession de son épouse à la présidence en mars 2021. Son décès a été annoncé par le vice-président tanzanien, Deogratius Ndejembi. Hafidh Ameir est mort alors qu’il recevait des soins dans un établissement hospitalier de Zanzibar.

Né à Zanzibar, Hafidh Ameir Hassan avait consacré l’essentiel de sa carrière au secteur agricole et à l’éducation. Sa biographie officielle, présentée après son décès, indique qu’il avait commencé sa scolarité à l’école primaire de Kombeni Shakani, où il acheva ses études primaires en 1960, avant de poursuivre ses études secondaires à Tumekuja Secondary School, à Mkunazini, et d’obtenir son diplôme en 1965. Il a ensuite travaillé comme agent agricole et universitaire dans le domaine de l’agriculture, avant de prendre sa retraite.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser son statut auprès de la présidente, Hafidh Ameir Hassan n’était pas un ministre, un député ou un responsable occupant un poste exécutif au sein du gouvernement. Son influence politique était surtout indirecte, en raison de sa proximité avec la cheffe de l’État et de son statut de conjoint présidentiel. Devenu « First Gentleman » en 2021, il a toutefois choisi de rester relativement discret et à l’écart des projecteurs politiques. Les sources le décrivent comme une personnalité réservée, qui accompagnait son épouse sans chercher à s’imposer dans la conduite des affaires de l’État.

Sa disparition représente néanmoins un événement symbolique important pour la Tanzanie. Hafidh Ameir Hassan occupait une place historique : il était le premier homme à devenir conjoint d’une présidente tanzanienne et, selon les sources régionales, le premier « First Gentleman » d’Afrique de l’Est. Sa disparition touche donc à la fois la famille présidentielle et une figure qui avait marqué l’histoire institutionnelle récente du pays, même si son rôle n’était pas celui d’un décideur politique officiel. Plusieurs dirigeants africains, dont les présidents du Kenya et du Burundi, ainsi que la présidence de la Commission de l’Union africaine, ont adressé leurs condoléances à Samia Suluhu Hassan et à la famille.

Sur le plan médical, Hafidh Ameir Hassan est décédé alors qu’il était traité pour un problème cardiaque à l’hôpital Emilio Mzena Memorial de Zanzibar. Le vice-président Deogratius Ndejembi a indiqué que le décès était survenu vers 8 heures du matin. Il a ensuite été inhumé à Kizimkazi, dans le sud d’Unguja, à Zanzibar. Au-delà de son lien avec la présidente, son parcours laisse le souvenir d’un professionnel de l’agriculture et de l’éducation devenu, par l’histoire politique de son épouse, une figure institutionnelle inédite en Tanzanie.

Luc Jovial Wendy