Mesdames et Messieurs, membres de la presse,
Chers professionnels des médias, communicateurs, communicologues, influenceurs et autres acteurs du secteur,
Nous voudrions, avant toute chose, vous présenter nos sincères excuses pour notre réaction tardive. Celle-ci aurait normalement dû intervenir dès le lendemain de la marche du 13 août.
Permettez-nous de vous exprimer nos sincères remerciements pour le travail exceptionnel que vous avez accompli bénévolement pendant deux jours, afin que notre démarche puisse toucher un grand nombre de Congolais, tant au pays qu’à l’étranger.
Très chers chevaliers de la plume,
Grâce à vos caméras et à vos micros, les Congolais épris de justice et porteurs de valeurs positives ont pu faire entendre leur voix et dire à haute voix : « Trop, c’est trop ! La banalisation de l’insulte doit désormais prendre fin. »
Votre accompagnement, sans aucune condition, leur a permis non seulement de rappeler aux autorités leurs responsabilités, mais également d’interpeller les Congolais identifiés comme auteurs de cyberharcèlement, qu’il s’agisse de la Très Distinguée Première Dame ou de tout autre citoyen congolais.
Merci de nous avoir offert vos tribunes gratuitement pour dénoncer cette dérive qui, depuis un certain temps, contribue à désacraliser notre nation.
Merci de vous être levés aux côtés d’autres Congolais pour refuser catégoriquement la culture de l’insulte qui, malheureusement, tend à devenir la règle.
Merci de nous avoir permis de faire comprendre à nos compatriotes que :
* toute divergence d’opinion ne devrait jamais se transformer en insultes ;
* les libertés fondamentales qui nous sont garanties ont leurs limites ;
* le droit au respect de la dignité humaine ne devrait souffrir d’aucune exception ;
* aucune frontière ni aucune distance ne saurait, à l’heure de la diplomatie judiciaire, constituer durablement un obstacle à la manifestation de la justice ;
* nul n’est censé ignorer la loi et aucun acte ou fait susceptible de constituer une infraction ne devrait rester impuni ;
* notre pays dispose d’instruments juridiques permettant de sanctionner les auteurs de cyberharcèlement ;
* le cyberharcèlement est un acte punissable qui peut détruire des vies, car derrière nos petits écrans, ce sont des êtres humains qui subissent les conséquences de ces actes.
Trouvez, à travers ces quelques mots, l’expression de notre plus profonde gratitude et de nos sincères remerciements.
Merci à vous, chevaliers de la plume, de l’image et du micro, pour votre engagement.
Pour l’Asbl Telema Mwana Ya Mampinga, Me Christella Kiakuba Lubanzadio
