Au moins cinq centres de santé ont fermé leurs portes dans le groupement Mwenye, situé dans la zone de santé de Biena, en territoire de Lubero (Nord-Kivu), à la suite de l’insécurité persistante provoquée par des massacres de civils attribués aux rebelles ADF.

Plusieurs postes de santé ont également cessé leurs activités, privant ainsi la population d’un accès normal aux soins de santé.
Cette situation alarmante a contraint les malades, le personnel soignant ainsi qu’une partie de la population à se déplacer vers des zones jugées plus sûres.

Ces déplacements compliquent davantage la prise en charge médicale, notamment pour les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées.

Muhindo Mudekwa Jérémie, infirmier responsable du centre de santé de Ngubi, indique que ces fermetures sont directement liées à la recrudescence des violences dans la région. En l’espace de dix jours seulement, ces attaques ont coûté la vie à 21 civils, plongeant les habitants dans la peur et l’incertitude.

L’infirmier précise que la reprise des activités sanitaires dépendra essentiellement du retour de la paix et de la sécurité dans le groupement Mwenye. En attendant, la population appelle les autorités compétentes à renforcer les mesures de sécurité afin de permettre la réouverture rapide des structures sanitaires et la reprise normale des soins.

 

Gires Kasongo