Dans une action marquée par sa fermeté, la mairie de Lubumbashi a saisi 16 minibus et interpellé leurs chauffeurs, dénonçant les pratiques de « demi-terrain » et les parkings anarchiques qui entravent la circulation dans la ville.

Cette opération, menée sous l’autorité du maire Patrick Kafwimbi, s’inscrit dans une volonté de rétablir l’ordre sur les routes de la capitale du Haut-Katanga, où les embouteillages sont devenus un fléau quotidien. Les chauffeurs, souvent critiqués pour ne parcourir que de courtes distances à des tarifs excessifs, contribuent largement à cette situation chaotique.

Kafwimbi a affirmé que ces mesures constituent le prélude d’une vaste campagne visant à lutter contre l’indiscipline dans le secteur des transports.

« Il est temps de mettre fin à ces comportements qui perturbent la fluidité du trafic », a-t-il déclaré.

En effet, la circulation à Lubumbashi reste un défi permanent, aggravé par le mauvais état des routes et l’augmentation constante du nombre de véhicules. Selon un rapport de la Commission nationale de prévention routière, plus de 1 200 accidents de la circulation ont été enregistrés en 2024, causant 145 décès et plus de 1 300 blessés.

La mairie s’efforce également de réhabiliter les infrastructures et de mettre en place un cadre réglementaire pour le transport en commun. Toutefois, le chemin reste long, et les efforts doivent s’intensifier pour garantir une mobilité durable et sécurisée dans la métropole.

 

Lubumbashi, Loss-Adonis Ngoyi