Le Collectif et Synergie des mouvements citoyens et groupes de pression Front pour Beni a exprimé, dimanche 19 juillet 2026, sa vive indignation après l’arrestation de l’un de ses membres, Kakule Mutsuva Clovis, qu’il qualifie « d’arbitraire ». Dans un communiqué signé par sa cellule de communication, l’organisation réclame sa libération immédiate.
Cette réaction intervient alors qu’un mandat d’amener émis le 16 juillet 2026 par l’Auditorat militaire supérieur du Nord-Kivu a été exécuté contre Kakule Mutsuva Clovis. Selon ce document judiciaire, le militant est poursuivi pour apologie ou propagande portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, des actes de terrorisme, des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, ainsi que pour propagation de faux bruits. Ces faits sont, selon le mandat, prévus et punis par les articles 206 du Code pénal militaire et 199 bis du Code pénal congolais (Livre II).
Le Front pour Beni rejette toutefois ces poursuites et soutient que son militant est un acteur engagé dans la promotion de la cohésion sociale, de la paix et du contrôle citoyen de l’action publique. Le collectif estime que son interpellation constitue une atteinte aux libertés citoyennes et risque de compromettre les efforts de paix et de développement dans la région.
L’organisation appelle les autorités compétentes à garantir le respect des droits des citoyens et à mettre fin aux arrestations qu’elle considère comme arbitraires. Elle insiste sur la nécessité de préserver les principes démocratiques et les libertés fondamentales.
Le Front pour Beni prévient enfin que si Kakule Mutsuva Clovis n’est pas libéré dans un délai de 24 heures, il organisera des actions citoyennes à partir du lundi 20 juillet 2026. À ce stade, les autorités judiciaires n’ont pas encore communiqué publiquement sur l’évolution de cette procédure au-delà du mandat d’amener.
Gires Kasongo
