Le gouverneur du Nord-Kivu a annoncé une série de mesures destinées à apaiser les tensions persistantes entre les éco-gardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et les agriculteurs de Mayangose, partie rurale située à l’Est de la ville de Beni, au Nord-Kivu, après la destruction de plusieurs champs appartenant à la population locale.

Ces décisions ont été relayées lundi 29 septembre lors d’une réunion de restitution organisée à Nyaleke, en présence des agriculteurs de la zone. Le message a été porté par le chef des villages Bapakombe-Bakondo, Mwami Atsu Taibo.

Selon ce dernier, le gouverneur a notamment interdit, jusqu’à nouvel ordre, l’exploitation du bois scié et du charbon de bois dans les zones où la limite du parc national n’est pas encore clairement définie. Une mesure transitoire qui vise à prévenir de nouveaux affrontements entre les communautés locales et les agents de l’ICCN.

Mwami Atsu Taibo, qui a livré ces précisions, exhorte les habitants de Mayangose à respecter ces dispositions en attendant une clarification officielle des frontières du parc par la commission mise en place par le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Kakule Somo Evariste.

Cette annonce intervient alors que la méfiance entre agriculteurs et éco-gardes s’était fortement accentuée ces derniers mois, sur fond de conflits liés à l’exploitation des ressources et à la préservation des aires protégées. Mercredi 24 septembre dernier, des cultures de la population avaient été détruites par les ecogardes à Mayangose.

Le même jour, Erick Kitakya, conservateur du parc national des Virunga secteur nord, avait défendu cette action, affirmant qu’il s’agissait d’une mesure légale pour protéger l’écosystème de ce site classé patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Gires Kasongo