Le débat enfle au ministère des Transports : la Commission nationale de délivrance des permis (CONADEP) est-elle en train de perdre son monopole au profit de la société turque SPC ?
Après avoir été privée d’une partie de ses imprimés de valeur, la CONADEP voit aujourd’hui certains de ses agents remplacés par ceux de la SPC, partenaire technique chargé de produire les permis de conduire biométriques. Une situation qui suscite étonnement et inquiétude.

« Nous ne savons pas si la CONADEP est en voie d’être remplacée par la SPC. Nous avons été surpris de voir notre chef de site de Ndolo, Joël Bongambo, remplacé par un agent de la SPC. Même chose pour celui de Météo. Comment expliquer cela alors que la SPC n’est censée être qu’un partenaire technique ? », déplore un agent de la CONADEP, sous couvert d’anonymat.
Pour plusieurs agents du ministère des Transports, ce dernier semble désormais cantonné à un rôle de figurant dans le processus de délivrance des permis. Malgré les millions de dollars encaissés, aucune rétrocession n’aurait été accordée aux agents.
« Depuis le lancement du permis à puce, le ministère n’a rien perçu. Même la prime promise aux agents de la CONADEP travaillant avec la SPC est restée lettre morte. Compte tenu du nombre de permis déjà délivrés, nous devrions au moins bénéficier d’une prime de rétrocession », confie un autre agent.
Pour rappel, la CONADEP a été créée le 17 décembre 1997 par l’arrêté ministériel n° 409/CAB/MIN/TC/072/97 du 31 décembre 1997. Elle reste à ce jour la seule institution légalement habilitée à contrôler et superviser la délivrance des permis de conduire en RDC.
Zéphyrin Pengume
