Une nouvelle controverse politique éclate autour du gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le Parlement debout de l’UDPS est monté au créneau pour dénoncer les accusations portées contre le député national Crispin Mbindule, qu’il considère comme des attaques sans fondement.

Réunis à Kinshasa, plusieurs militants et sympathisants du parti présidentiel ont exprimé leur mécontentement face à ce qu’ils qualifient de dérive dans la gestion des affaires provinciales. À travers leur déclaration, ils demandent le remplacement du gouverneur militaire, estimant que celui-ci s’écarterait de la ligne politique prônée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.

Pour ces membres de l’UDPS, les accusations formulées contre le député Crispin Mbindule dépassent le cadre d’un simple malentendu ou d’une divergence politique. Ils y voient plutôt une tentative visant à fragiliser un acteur politique qu’ils présentent comme engagé dans le soutien aux institutions nationales.

Au cours du rassemblement, certains intervenants ont reproché au gouverneur de s’impliquer davantage dans des questions politiques que dans les missions sécuritaires qui lui sont confiées dans une province confrontée à une situation sécuritaire complexe.

Cette prise de position intervient quelques jours après la sortie médiatique du député Crispin Mbindule, au cours de laquelle ce dernier avait rejeté les accusations portées contre lui, les qualifiant de spéculations et d’actes d’intimidation politique. Ce nouvel épisode risque d’alimenter davantage les tensions autour de la gouvernance et du climat politique dans la province du Nord-Kivu.

Gires Kasongo