Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pris la parole devant la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies à New York dans un contexte de fortes tensions autour de la guerre à Gaza. Dès son arrivée à la tribune, de nombreuses délégations ont quitté la salle, transformant le début de son intervention en une manifestation diplomatique particulièrement visible. Selon le décompte relayé par plusieurs médias, 77 pays ont participé à ce départ collectif.
Parmi les délégations parties figuraient 18 pays arabes, notamment la Palestine, la Jordanie, le Liban, l’Irak, l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, Oman, le Yémen, l’Égypte, la Syrie, le Soudan, la Tunisie, l’Algérie, la Libye, la Mauritanie, la Somalie et les Comores. Leur départ intervient alors que la question palestinienne et la situation humanitaire à Gaza occupent une place centrale dans les débats de l’Assemblée générale.
Le mouvement a également concerné plusieurs pays africains. La liste publiée fait état de 20 délégations africaines non arabes, parmi lesquelles l’Afrique du Sud, le Sénégal, Djibouti, l’Angola, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Liberia, l’Érythrée, le Tchad, la République centrafricaine, Madagascar, le Niger, le Botswana, l’Ouganda, le Lesotho, l’Eswatini, la Guinée équatoriale, le Mozambique, la Namibie et le Kenya.
En Asie et au Moyen-Orient, le départ a notamment concerné la Turquie, l’Iran, le Pakistan, l’Afghanistan, le Bangladesh, l’Indonésie, la Malaisie, Brunei, les Maldives, le Myanmar, la Corée du Nord, le Turkménistan et le Kirghizistan. En Amérique latine et dans les Caraïbes, les délégations du Brésil, de la Colombie, du Chili, de la Bolivie, de Cuba, du Venezuela, du Nicaragua, du Pérou, du Panama, du Suriname, de la Guyana, ainsi que de plusieurs États caribéens, ont également quitté la salle.
Le mouvement a enfin touché plusieurs pays européens, dont l’Espagne, l’Irlande, la Slovénie, la Bosnie-Herzégovine, Saint-Marin et la Macédoine du Nord, ainsi que les États du Pacifique Tonga et Tuvalu. Cette diversité géographique montre que le geste ne s’est pas limité au monde arabe ou aux pays traditionnellement les plus critiques à l’égard de la politique israélienne.
Malgré cette salle largement clairsemée, Benjamin Netanyahu a poursuivi son discours et défendu la position israélienne sur la guerre à Gaza. Il a notamment affirmé qu’Israël entendait poursuivre ses opérations contre le Hamas. Le départ de dizaines de délégations illustre ainsi l’ampleur des divisions diplomatiques autour du conflit israélo-palestinien et intervient alors que la question de Gaza demeure l’un des principaux sujets de confrontation au sein de la communauté internationale.
JAM
