Le président américain Donald Trump a prononcé ce mardi 22 septembre 2026 son discours devant la 81e Assemblée générale des Nations unies, à New York. Cette session se tient du 22 au 28 septembre autour du thème du rétablissement de la confiance et d’une ONU capable d’apporter des réponses concrètes aux crises mondiales.
L’Iran a constitué le principal volet géopolitique de son intervention. Donald Trump a défendu la décision américaine d’entrer en guerre contre Téhéran, affirmant que Washington cherchait notamment à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Il a toutefois laissé ouverte la voie à un accord de paix, tout en avertissant que, sans accord, les États-Unis pourraient aller beaucoup plus loin dans leur confrontation avec le régime iranien.
Sur la guerre en Ukraine, le président américain a affiché sa volonté de parvenir rapidement à un règlement entre Moscou et Kyiv. Il a déclaré travailler avec les dirigeants russe et ukrainien et a également évoqué la possibilité de recourir davantage aux sanctions économiques et aux droits de douane contre la Russie si cela s’avérait nécessaire pour mettre fin aux combats.
Donald Trump a également consacré une partie de son discours à la politique étrangère américaine et au rôle des États-Unis dans le monde. Il a défendu l’idée que la puissance américaine, militaire et économique, pouvait être utilisée comme instrument de négociation et de règlement des crises. Cette approche intervient alors que plusieurs conflits — Iran, Ukraine, Gaza, Soudan et République démocratique du Congo notamment — dominent les débats de cette 81e session.
Autre thème majeur : l’intelligence artificielle et la compétition technologique. Donald Trump a revendiqué le leadership américain face à la Chine et a utilisé l’expression « super intelligence » pour parler de l’IA. Il a minimisé les alertes concernant certains risques liés à cette technologie, alors que sa gouvernance figure parmi les grands enjeux internationaux de cette semaine de haut niveau.
Le président américain a par ailleurs renouvelé ses critiques contre certaines institutions internationales, notamment la Cour pénale internationale, qu’il accuse de s’en prendre aux intérêts américains. Il a également plaidé pour une réduction de la bureaucratie et des dépenses des organisations internationales, tout en affirmant vouloir réformer le fonctionnement de l’ONU plutôt que remettre en cause son existence.
Enfin, ce discours intervient dans un contexte de fortes tensions internationales et de remise en question du multilatéralisme. Face aux positions américaines, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, défend de son côté davantage de coopération et d’interdépendance entre les États. Le discours de Trump aura ainsi placé au centre des débats une question essentielle : comment concilier la puissance nationale des grandes puissances avec la recherche de solutions collectives aux crises mondiales ?
Claude Jovial Wendy
