Aux yeux de tous, en tout cas la majorité d’observateurs, ça sonne le glas. À l’Union pour la démocratie et le progrès sociales (UDPS), la mobilisation est totale. A l’heure où nous couchons cet article, à la permanence du parti d’Étienne Tshisekedi c’est le plein.
Venus de quatre coins de la capitale, les combattants sont là pour écouter le secrétaire général du parti Augustin Kabuya.
Quelles sont les dispositions à prendre pour le parti présidentiel? » Nous n’avons pas autant de manoeuvres à faire car nous sommes derrière le Chef de l’État. Considérant que c’est lui le commandant suprême qui a le contrôle des forces armées et de la police nationale, on n’a pas à se tracasser car son lot d’ordre suffi pour contrôler la situation demain nous », dit un combattant.
» ce qui est sûr, cette coalition que nous ne voulions pas doit éclater, » laisse entendre un autre combattant juste à nos côtés.
La tension monte de plus en plus et laisse entrevoir des conséquences difficiles à gérer. Le Chef de l’État a violé la constitution, estiment les membres de famille politique de l’ancien Chef de l’État Joseph Kabila.
Le président de la République a agit selon les lois de la République, rétorquent les partisans du Chef.
C’est donc un jeu de ping pong, un bras de fer engagé par ces deux familles politiques en coalition qui, cependant, sont prêtes à se poignarder pour le contrôle du pouvoir.
La rédaction
