La sixième audience du procès opposant Marie-Ange Mushobekwa à Philémon Mambabwa se tient ce jeudi 9 avril devant la Cour militaire de Kinshasa-Gombe.
À cette occasion, la juridiction a ordonné la comparution de plusieurs personnes appelées à être entendues en qualité de victimes, témoins et renseignants.
Parmi les personnes convoquées figurent notamment Claudien Likulia et Christopher Likulia, ainsi que leur ami Noa Butera, présentés comme victimes présumées d’actes de torture et de séquestration.
La Cour a également cité à comparaître Malaika Mambabwa, Léonie et Sakina, en tant que témoins des faits. D’autres personnalités, dont Marie-Ange Mushobekwa, Clément Kanku et Pierrot Kanyere, cousin de Mme Mushobekwa, sont également attendues pour apporter leurs éclairages à la procédure.
Selon la Cour militaire, ces auditions visent à recueillir les différentes versions des faits afin de faire avancer l’instruction.
Réagissant à l’évolution du dossier, Marie-Ange Mushobekwa, partie civile dans cette affaire, s’est félicitée du déroulement de la procédure, saluant l’impartialité de la juridiction.
« Jusqu’à présent, toutes les parties reconnaissent que la Cour militaire de Kinshasa-Gombe nous traite avec égalité, respect et équité. Il n’y a pas d’interférences politiques », a-t-elle déclaré sur son compte X.
L’ancienne ministre des Droits humains estime par ailleurs que, malgré une certaine lenteur, la procédure évolue progressivement vers la manifestation de la vérité.
Pour rappel, Philémon Mambabwa, administrateur principal de l’Agence nationale de renseignements (ANR), est accusé d’avoir ordonné la séquestration et la torture de Claudien Likulia, Christopher Likulia et Noa Butera, dans sa résidence, le 21 décembre dernier.
Zéphyrin Pengume Amboka
