La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) s’est prononcée, le samedi 20 juin 2026, contre tout projet de réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo. Dans une déclaration signée par 33 évêques sur les 48 que compte cette structure, les prélats rappellent au chef de l’État la nécessité de respecter le serment prêté devant la Nation et devant Dieu.

Face à la presse, le secrétaire général de la CENCO, Monseigneur Donatien Nshole, a évoqué des « risques de balkanisation » liés à l’initiative portée par la majorité au pouvoir. Les évêques mettent également en garde contre tout « passage en force », dans un climat politique qu’ils jugent tendu, marqué par des tensions entre majorité et opposition. Cette position a été rendue publique à l’issue de l’assemblée générale de trois jours de la CENCO à Kinshasa.

Selon les informations disponibles, 15 évêques n’ont pas participé à cette rencontre pour des raisons non encore connues. Parmi eux figure Monseigneur Bernard Kasanda, évêque du diocèse de Mbuji-Mayi, qui s’était déjà illustré en février dernier par une sortie critique contre la CENCO, qu’il accusait d’être « confondue à un groupe de lobbyistes appartenant à un système politique ».

Faustin Kalenga