Dans un contexte marqué par une recrudescence des cas de maladie à virus Ebola et une situation sécuritaire toujours préoccupante, des jeunes leaders de la ville de Beni ont publié une déclaration, samedi 20 Juin appelant à l’engagement citoyen de la jeunesse dans la riposte contre l’épidémie.

Réunis au sein de différentes structures, associations et mouvements de jeunesse, ces acteurs affirment agir dans un esprit de responsabilité collective et de solidarité communautaire face à une menace sanitaire qui continue de peser lourdement sur la population.

Dans leur déclaration, ces jeunes leaders expriment leur profonde inquiétude face à l’augmentation des cas de contamination, soulignant que la maladie à virus Ebola représente un danger majeur pour la santé publique et le bien-être des habitants.

Ils rappellent également que cette crise sanitaire intervient dans un contexte fragilisé par d’autres défis, notamment l’insécurité persistante dans la région, ce qui complique davantage les efforts de prévention et de prise en charge.

Conscients du rôle central de la jeunesse dans la communauté, ils réaffirment leur engagement à participer activement aux actions de sensibilisation, de prévention et de mobilisation sociale.

Ils encouragent ainsi tous les jeunes de la ville à adopter des comportements responsables, à respecter strictement les mesures sanitaires recommandées par les autorités compétentes et à relayer des informations fiables au sein des familles et des quartiers.

Selon eux, la lutte contre Ebola ne peut être efficace que si chaque citoyen devient un acteur de prévention.

Des jeunes leaders ont également condamné avec la plus grande fermeté les actes de violence, d’intimidation, de vandalisme et d’agression visant les équipes engagées dans la riposte contre Ebola.

Ils citent notamment plusieurs incidents survenus récemment, dont des agressions contre des agents de la commission PCI à Sose, l’attaque d’un technicien de l’aire de santé de Nzuma, une agression à Tamenede ainsi que l’incendie d’un centre d’isolement à Kanzuli.

Pour eux, ces actes constituent une grave menace pour la santé publique et compromettent les efforts collectifs visant à endiguer l’épidémie.

La déclaration insiste sur le fait que les agents de santé, les volontaires et tous les partenaires impliqués dans la réponse travaillent dans l’intérêt supérieur de la population. Toute attaque contre ces équipes est perçue comme une atteinte directe à la communauté elle-même et au droit fondamental à la santé.

Les jeunes leaders lancent un appel à plusieurs catégories d’acteurs :

-Aux jeunes, pour faire preuve de civisme, de solidarité et de responsabilité ;
— Aux leaders communautaires, religieux et coutumiers, pour renforcer la sensibilisation ;
– – Aux parents et éducateurs, pour promouvoir la paix et le respect de la vie ;

-Aux autorités, pour assurer la sécurité des équipes de riposte et favoriser le dialogue communautaire ;

-À la justice, pour sanctionner les auteurs de violences afin de décourager toute récidive ;

-À la population, pour collaborer pleinement avec les services de santé.

Les signataires réaffirment enfin leur disponibilité à travailler aux côtés des autorités sanitaires, de la société civile et des partenaires afin de construire une communauté informée, mobilisée et résiliente face à Ebola.

Signalons que cette déclaration intervient après le dialogue entre les jeunes leaders et les acteurs sociopolitiques ainsi que sanitaires sur la prévention des violences juvéniles et de la propagation de la maladie à virus Ebola au Nord-Kivu.
Cette rencontre s’est tenue en ville de Beni, le 10 juin 2026 dans le cadre du projet Soutien à la médiation pour la résilience et la paix à l’Est de la RDC–phase II, financé par l’Union européenne.

Gires Kasongo