Le sort du président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, semble suspendu à des décisions politiques majeures. Mercredi 10 septembre au soir, les députés initiateurs de la pétition contre Kamerhe ont été reçus au siège de l’UDPS par Augustin Kabuya, secrétaire général et président intérimaire du parti présidentiel.

Déterminés à « faire sauter » le bureau Kamerhe, les initiateurs de la pétition ont déclaré être venus « solliciter l’accompagnement de l’UDPS, en tant que parti majoritaire au Parlement, afin de faire aboutir leur démarche », a expliqué le porte-parole des députés présents.

 

« Notre bureau est incompétent et infiltré. Comment expliquer qu’un membre du bureau (Dominique Munongo) s’affiche publiquement avec un rebelle ? Notre bureau n’est plus digne de nous diriger », a affirmé Crispin Mbindule, l’un des signataires de la pétition.

Les députés reprochent notamment à Kamerhe « des dérives dictatoriales, de l’orgueil et le gel des motions, questions orales et écrites, entravant ainsi le contrôle parlementaire ».

Selon Crispin Mbindule, élu de Butembo, la pétition visant la destitution du bureau dirigé par Vital Kamerhe aurait déjà rassemblé plus de 200 signatures, soit largement au-dessus du seuil requis par le règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée nationale (100 signatures, soit 1/10 des membres).

Pour rappel, Vital Kamerhe est soupçonné par certains de soutenir les rebelles du M23, en raison de sa position officielle en faveur du dialogue, jugée contraire à la ligne dictée par le chef de l’État et l’Union sacrée de la nation. Il aurait également été reçu par la Fondation Thabo Mbeki en Afrique du Sud, lors de son séjour à Johannesburg pour des soins de santé.

Faustin Kalenga