Les propos de l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, évoquant une supposée «soudanisation» du pays, ont suscité une vive réaction au sein de l’opinion publique. Des acteurs politiques proches du pouvoir aux organisations de la société civile, les critiques se multiplient.
Selon Christopher Ngoyi Mutamba, coordonnateur de la société civile en RDC, les déclarations de l’ancien chef de l’État, allant jusqu’à évoquer une division du pays, sont «indignes et dénuées de sens».
«Au niveau de la société civile, nous rejetons cette idée suicidaire de vouloir diviser le pays à l’instar du Soudan», a-t-il déclaré dans une interview accordée à notre média.
Avant d’ajouter :
«Ces propos sont indignes d’un ancien dirigeant. En envisageant une balkanisation à peine voilée, Joseph Kabila se rapproche des comportements de simples bandits de rue», a-t-il déploré.
Christopher Ngoyi estime également que cette sortie médiatique du 23 mars renforce «malheureusement» les positions et ambitions de l’AFC-M23, un mouvement fondé à la même date.
S’agissant du débat sur la révision constitutionnelle, il affirme avoir identifié une cinquantaine d’articles de l’actuelle Constitution qui, selon lui, devraient être révisés, voire modifiés, en vue d’une nouvelle orientation institutionnelle du pays.
Pour rappel, dans une interview accordée au média belge La Libre Belgique, Joseph Kabila a accusé Félix Tshisekedi d’avoir instauré une «tyrannie», suggérant, selon ses propos, une forme de « soudanisation » de la RDC.
Faustin Kalenga
