John Numbi ancien inspecteur général des FARDC( Forces Armées de la République démocratique du Congo), vit désormais clandestinement dans un pays d’Afrique voisin de la République démocratique du Congo.(Le Zimbabwe selon les révélations de l’ONG ACAJ.)

De Lubumbashi où il vivait dans sa ferme privée, le général 4 étoiles a d’abord boudé l’invitation du parquet militaire de Kinshasa qui l’attendait mercredi 17 mars 2021 sur des allégations faisant de lui un présumé assassin du défenseur des droits de l’homme Floribert chebeya le 1 juin 2010.

Samedi 20 mars courant, quelques membres de sécurité avec un mandat d’amener du parquet militaire, précise une source judiciaire débarquent à sa résidence et ne trouvent pas l’homme qui avait déjà quitté avec la complicité de quelques éléments de sécurité le sol congolais 48 heures plutôt confirme la même source à 24 News.

Informé de la présence des officiers de l’armée venus de Kinshasa avec un mandat d’arrêt à la résidence de son patron, le chargé de sécurité du général John Numbi Lunda wa Ngoie a tenté mais sans succès de s’éclipser pour quitter le pays et rejoindre son mentor, mais il sera appréhendé par les services des renseignements alors qu’il avait déjà parcouru plusieurs kilomètres de route vers la frontière de la RDC avec la Zambie. Il a pour ce faire , fait l’objet des tortures morales et physiques selon l’ONG ACAJ qui suit également de près cette situation.

Stratégie sécuritaire oblige, une délégation des officiers FARDC a été dépêchée à Lubumbashi pour s’enquérir du dossier et identifier les complices dans la fuite du général John Numbi et l’arrestation des généraux et autres officiers de l’armée ayant facilité la fuite du désormais fugitif John Numbi est déjà annoncée dans les couloirs de la présidence de la république où l’on parle également d’une procédure d’extradition de ce dernier, dans l’entre temps, toutes ses résidences à Lubumbashi sont sous haute surveillance de l’armée et personne n’y habite, selon les sources concordantes.

Près de 150 ONG des droits de l’homme avaient signé une déclaration dans laquelle, elles ont souhaité la reprise du procès sur l’assassinat de Floribert chebeya qu’elles ont qualifié de crime d’État ciblé.

Faustin Kalenga