À l’approche du 1er avril, un retrait progressif des forces rwandaises et des rebelles de l’AFC-M23 est observé dans plusieurs zones de l’Est de la RDC. Selon le gouverneur militaire du Nord-Kivu, ce mouvement ferait suite aux pressions exercées par l’administration Donald Trump concernant la présence rwandaise sur le sol congolais.

Sur le terrain, dans plusieurs villages et territoires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, des signes de désengagement sont signalés. Ce retrait s’inscrirait également dans le cadre des engagements pris entre la RDC et le Rwanda lors de récentes discussions tenues à Washington entre les parties en conflit.

D’après les autorités, plusieurs localités ont déjà été libérées et la situation sécuritaire connaît une relative accalmie. Toutefois, Kinshasa appelle à la vigilance, affirmant suivre de près l’évolution de la situation.

Par ailleurs, un communiqué du département américain indique que le 1er avril 2026 constitue une date clé pour l’évaluation sur le terrain, dans le cadre d’un mécanisme de suivi et de contrôle mis en place.

Certaines opinions estiment que ce retrait pourrait ouvrir la voie à un dialogue interne, y compris avec les groupes armés. Néanmoins, à Kinshasa, cette lecture ne fait pas l’unanimité.

Faustin Kalenga