Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a affirmé, lundi 17 août, lors d’un briefing de presse, que le dialogue voulu par le chef de l’État ne constitue aucunement un terrain pour la cession de la souveraineté de la RDC.

S’adressant à la presse, le porte-parole du gouvernement a précisé les limites de la concertation nationale.

Selon lui, ce dialogue doit avant tout consolider l’unité nationale. Il intervient dans un contexte marqué par l’agression et les menaces contre l’intégrité territoriale du pays.

« Il n’y aura aucune forme de concession sur un seul millimètre carré de notre territoire », a déclaré Patrick Muyaya, excluant tout compromis portant sur la souveraineté de la RDC.

Le ministre a également placé la question des ressources naturelles au cœur des lignes rouges du gouvernement.

Il a assuré qu’aucune concession ne sera acceptée en faveur de ceux que Kinshasa accuse de participer au pillage des ressources minières congolaises.

« Il n’est plus question de laisser nos ressources minières être pillées. Il n’est plus question du tout de faire une quelconque concession ou de compromettre avec ceux qui massacrent nos populations », a-t-il martelé.

Pour le gouvernement, le dialogue national doit permettre de rechercher des réponses politiques aux défis auxquels le pays fait face.

Sans pour autant ouvrir la voie à une remise en cause des frontières nationales. Ni à une quelconque compromission sur les intérêts fondamentaux de la RDC.

Cette mise au point survient alors que les attentes restent fortes autour du dialogue national, notamment sur la paix, la cohésion nationale et la sécurité dans les zones affectées par les conflits.

À Kinshasa, le message est donc sans ambiguïté : dialoguer pour rechercher la paix, oui ; négocier la souveraineté et le territoire congolais, non.

Reste à voir comment ces lignes rouges seront conciliées avec les exigences des différents acteurs appelés à prendre part à cette concertation. De cet exercice dépend l’espoir de mettre fin à plusieurs années de massacre dans l’Est de la RDC.

 

Zéphyrin Amboka Pengume