La République démocratique du Congo (RDC) enregistre une légère baisse de son taux d’inflation hebdomadaire, selon les dernières données de la Banque centrale du Congo (BCC). Pour la semaine du 15 au 22 août 2025, ce taux s’établit à 0,13 %, contre 0,17 % la semaine précédente.

Bien que cette tendance hebdomadaire soit encourageante, l’inflation annuelle reste préoccupante, atteignant 5,23 % au 15 août, contre 8,85 % à la même période l’an dernier. Des économistes attribuent ce ralentissement à une volatilité persistante, influencée par des facteurs internes et externes. Selon eux,

“Le secteur minier, moteur de l’économie congolaise, subit les conséquences d’une demande mondiale en berne, impactant les prix et les revenus”.

La BCC souligne que cette diminution de l’inflation est principalement due à des ajustements dans l’indice de consommation, avec des variations notables dans les prix des denrées alimentaires. Cependant, les conflits et les déplacements de population continuent de peser sur l’économie, entraînant des coûts de transport élevés qui limitent l’accès aux marchés.

Par ailleurs, la RDC vise une croissance de 5,3 % en 2025, mais sa dépendance excessive aux ressources naturelles demeure préoccupante. Lors d’assises organisées par DRC-Mining Week à Lubumbashi cette année, des acteurs économiques et miniers de divers horizons ont plaidé en faveur d’une diversification de l’économie pour atténuer les difficultés du pays.

Actuellement, 72,9 % de la population congolaise vit en dessous du seuil international de 2,15 dollars par jour, selon un rapport de la Banque Mondiale de juillet 2025. Malgré une croissance du PIB estimée à 6,5 % en 2024, les conditions de vie restent préoccupantes, avec près de 70 % des Congolais vivant en insécurité alimentaire. D’autres sources, telles que Jeune Afrique et DeskEco, confirment que la RDC figure parmi les pays les plus pauvres au monde, avec des projections indiquant que 8 millions de personnes supplémentaires pourraient tomber dans la pauvreté d’ici 2030 si les tendances actuelles se poursuivent.

 

Lubumbashi, Loss-Adonis Ngoyi