À l’approche des prochaines échéances électorales en République démocratique du Congo, le débat autour de l’organisation du scrutin dans les zones sous menace sécuritaire continue de susciter de nombreuses réactions au sein de la classe politique. Alors que certaines localités de l’Est du pays restent affectées par l’insécurité et la présence de groupes armés, plusieurs responsables politiques plaident pour le maintien d’un processus électoral national et inclusif.

Invité de l’émission Bosolo na Politik, diffusée le 12 mai 2026 Godé Mpoyi a défendu la nécessité d’organiser les élections sur toute l’étendue du territoire national, y compris dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régulièrement confrontées aux violences des groupes armés.

L’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa a insisté sur le fait que l’élection présidentielle ne peut être dissociée d’aucune partie du territoire national. Selon lui, la légitimité du chef de l’État repose sur la participation de tous les citoyens congolais, quelle que soit leur province d’origine ou la situation sécuritaire qui y prévaut.

Au cours de son intervention, Godé Mpoyi a également tenu à nuancer la situation sécuritaire observée dans certaines entités de l’Est du pays. Il a notamment estimé que le cas de Bunagana diffère de celui des villes de Goma et Bukavu, soulignant que les réalités sur le terrain ne sauraient être analysées de manière uniforme.

Cette prise de position intervient dans un climat politique marqué par des interrogations croissantes sur les garanties sécuritaires et logistiques nécessaires à l’organisation des élections dans les provinces touchées par les conflits armés.

Malgré ces défis, plusieurs acteurs politiques et membres de la société civile continuent d’appeler à un processus démocratique inclusif, capable d’assurer la participation de tous les Congolais.

Don de Dieu Mbavu