L’ancienne ministre des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa, a annoncé, vendredi 20 février, via son compte X, la tenue de la première audience à la Haute Cour militaire dans l’affaire qui l’oppose à Philémon Mambabwa, administrateur principal de l’ANR, qu’elle accuse d’avoir séquestré ses deux fils.
Selon Marie-Ange Mushobekwa, cette audience se tiendra conformément à la promesse faite par le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, qui avait garanti l’organisation d’un procès équitable afin d’établir les responsabilités dans cette affaire.
« Chose promise, chose due : le ministre de la Justice Guillaume Ngefa avait promis un procès équitable afin d’établir les responsabilités dans l’affaire qui oppose ma famille à Philémon Mambabwa, haut cadre de l’ANR, depuis deux mois. La première audience aura lieu le jeudi 26 février prochain à la Haute Cour militaire, sur l’avenue Lubefu 46, dans la commune de la Gombe à Kinshasa », peut-on lire sur son compte X.

Cette annonce intervient quelques heures après son retour de Paris, où elle a séjourné durant sept jours pour accompagner son fils, Claudien Likulia, à une visite médicale. Selon elle, ce dernier souffre de maux de tête persistants, qu’elle attribue aux tortures subies lors de la séquestration.
En effet, dans la nuit du 21 décembre, ses deux fils, Claudien Likulia (18 ans) et Christopher Likulia (17 ans), auraient été séquestrés et torturés par des policiers commis à la garde de l’administrateur principal de l’ANR, Philémon Mambabwa, qui les accusait de s’être retrouvés chez lui à une heure tardive.
Une plainte a été déposée à la Haute Cour militaire contre Philémon Mambabwa pour torture et traitements inhumains et dégradants. Deux policiers commis à sa garde ont déjà été arrêtés et transférés à la prison militaire de Ndolo.
Zéphyrin Amboka Pengume
