La coalition politique LAMUKA a réagi à la décision des autorités d’interdire les manifestations publiques. Cette mesure, annoncée par le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Décentralisation, Sécurité et Affaires coutumières, est justifiée par des préoccupations sanitaires liées à l’épidémie d’Ebola. L’opposition conteste toutefois cette décision, qu’elle juge motivée par des considérations politiques plutôt que sanitaires.
Dans une déclaration, Prince Epenge, l’un des communicateurs de LAMUKA, affirme qu’il s’agit d’« une décision prise à l’UDPS et sur laquelle on a apposé le sceau du ministère de l’Intérieur ». À travers cette prise de position, la plateforme accuse le pouvoir de vouloir restreindre les libertés démocratiques et entraver les activités de l’opposition.
Selon ce responsable de la coalition, l’interdiction vise en réalité à empêcher une forte mobilisation populaire prévue le 8 juillet. « En réalité, c’est la peur de voir des millions de Congolais déferler le 8 juillet vers le Palais de la Nation », soutient Prince Epenge, estimant que les arguments sanitaires avancés ne reflètent pas les véritables intentions des autorités.
Malgré cette interdiction, LAMUKA maintient son appel à la mobilisation. « La marche du 8 juillet est validée, confirmée et maintenue », a déclaré Prince Epenge, également président d’ADD Congo. Selon lui, cette décision gouvernementale pourrait ouvrir la voie à un bras de fer politique dans les prochains jours.
Jusqu’à présent, les autorités n’ont pas officiellement réagi à ces accusations formulées par l’opposition.
L’opposition congolaise prévoit d’organiser, le 8 juillet, une marche en direction du Palais de la Nation afin d’exiger la démission du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Il convient de rappeler que lors du dernier sit-in organisé par la coalition C64, l’opposition avait dénoncé la mort de deux personnes ainsi que plusieurs blessés, parmi lesquels Martin Fayulu, Ados Ndombasi et Jean-Marc Kabund.
Zéphyrin Amboka Pengume
