Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont présenté, au cours d’un point de presse tenu samedi 06 Juin, l’évolution de la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire national. L’armée congolaise affirme que le pays continue de faire face à plusieurs défis sécuritaires, principalement dans sa partie orientale, où les activités des groupes armés et terroristes demeurent une menace persistante pour les populations civiles.

Selon les FARDC, la situation reste marquée par la poursuite des offensives attribuées à la coalition RDF/AFC/M23 dans certaines zones du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. L’armée dénonce également la persistance des attaques menées par les rebelles ADF, responsables de nombreuses exactions contre les civils dans plusieurs localités de l’Est de la RDC.

Malgré les efforts diplomatiques engagés aux niveaux national, régional et international, notamment dans le cadre des processus de Washington et de Doha, les FARDC estiment que la coalition RDF/AFC/M23 continue de multiplier les attaques contre les populations civiles ainsi que contre certaines positions militaires. Ces affrontements ont provoqué des pertes en vies humaines, des déplacements massifs de populations et d’importants dégâts matériels.

L’armée congolaise accuse également cette coalition d’avoir ciblé à plusieurs reprises des infrastructures stratégiques du pays, notamment l’aéroport international de Bangboka à Kisangani, à l’aide de drones. Pour les FARDC, ces actes témoignent d’une volonté de maintenir une pression constante sur les dispositifs de défense nationale et sur les populations.

Dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, les opérations militaires contre les ADF se poursuivent sans relâche. Les FARDC reconnaissent toutefois que les groupes armés continuent de représenter un danger sérieux pour les populations civiles.

L’armée fait notamment état de plusieurs civils tués ces derniers jours dans le territoire de Mambasa et la région de Beni, parmi lesquels figurent des membres des communautés autochtones pygmées.

Au Haut-Uélé, les opérations menées contre les éléments ADF/MTM-ISCAP dans les territoires de Watsa, Mungbere et Apodo auraient permis de maintenir une situation globalement sous contrôle. Cependant, les forces armées signalent des actes de destruction perpétrés par les assaillants, notamment l’incendie d’un véhicule et de plusieurs habitations sur l’axe Isiro-Mungbere.

Dans la province du Kwilu ainsi que dans certaines zones du Kongo-Central, les FARDC indiquent que la situation sécuritaire demeure maîtrisée. Les opérations de sécurisation menées conjointement avec les services de défense et de sécurité auraient permis de préserver la stabilité dans ces régions.

Les FARDC condamnent fermement les attaques dirigées contre les populations civiles et les infrastructures publiques. Elles estiment que ces actes constituent de graves violations du droit international humanitaire et des droits fondamentaux des populations.

L’armée accuse également la coalition RDF/AFC/M23 de ne pas respecter ses engagements de cessez-le-feu et dénonce ce qu’elle qualifie de campagnes de désinformation visant à brouiller la compréhension de la situation sur le terrain.

Face à ces défis, les FARDC réaffirment leur détermination à poursuivre leurs opérations dans le respect de la Constitution et des engagements internationaux de la RDC. Elles appellent la communauté internationale à renforcer son soutien aux efforts de lutte contre le terrorisme, à condamner les agressions contre les civils et à empêcher l’approvisionnement des groupes armés en équipements militaires sophistiqués.

Gires Kasongo