L’ancien député national Lisanga Bonganga a livré son point de vue sur la marche de l’opposition organisée le mardi 15 septembre à Kinshasa.
Au lendemain de cette mobilisation, les réactions se multiplient au sein de la classe politique congolaise. Lisanga Bonganga porte un regard critique sur la manifestation initiée par la coalition C64, qu’il considère comme un échec au regard du niveau de mobilisation enregistré.
Selon cet acteur politique, les responsables de la C64 auraient démontré leurs limites à travers cette mobilisation. Il estime que la participation populaire n’aurait pas été à la hauteur des attentes affichées par les organisateurs avant la manifestation.
Lisanga Bonganga va plus loin en interprétant le niveau de mobilisation comme un indicateur de l’opinion d’une partie de la population sur la question constitutionnelle. Il affirme que les Congolais auraient, à travers leur comportement, manifesté leur disposition à soutenir un changement de la Constitution.
Cette lecture intervient dans un contexte politique marqué par un débat sensible autour de l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo. La C64 s’est notamment mobilisée contre tout projet de changement constitutionnel susceptible, selon ses dirigeants, de favoriser un troisième mandat du président Félix Tshisekedi.
De leur côté, les partisans d’une révision ou d’une nouvelle Constitution défendent cette perspective comme une évolution nécessaire du cadre institutionnel.
Les déclarations de Lisanga Bonganga ajoutent ainsi une nouvelle dimension à la controverse autour de la marche du 15 septembre. Alors que les organisateurs et leurs soutiens mettent en avant leurs revendications politiques, leurs détracteurs s’appuient sur le niveau de mobilisation pour contester la portée de l’initiative.
Le débat reste donc ouvert entre les différentes forces politiques, chacune donnant une interprétation différente de la mobilisation populaire et de son impact sur la question constitutionnelle en RDC.
Zéphyrin Amboka Pengume
