La récente décision du ministère de l’Éducation nationale autorisant le maintien des filles enceintes à l’école continue de faire réagir l’opinion publique. Si certains y voient une avancée en matière d’inclusivité, d’autres, en revanche, la perçoivent comme une dérive inquiétante.

Parmi les voix critiques figure celle de Seth Kikuni, président du parti politique Piste pour l’Émergence. Ce dernier s’interroge sur les implications sociales et juridiques d’une telle mesure, notamment en ce qui concerne la protection des mineures.

« Une fille de 15, 16 ou 17 ans enceinte est une mineure victime de viol. Autoriser son maintien à l’école, n’est-ce pas banaliser le viol des mineures ? N’est-ce pas imposer une nouvelle norme sociale à ses camarades et aux plus jeunes ? », s’est interrogé Seth Kikuni.

Autant de questions qui, selon lui, méritent des réponses claires afin de lever les zones d’ombre entourant la situation des jeunes filles enceintes encore mineures.

Il estime que cette problématique devrait faire l’objet d’une attention particulière de la part des décideurs, afin d’assurer une véritable protection aux adolescentes en situation de vulnérabilité.

Pour rappel, dans une note circulaire datée du lundi 14 juillet, le secrétaire général a.i. du ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté a annoncé, au nom du principe d’inclusivité, que plus aucune exclusion ne sera désormais appliquée à l’encontre des filles enceintes dans les établissements scolaires.

Zéphyrin Pengume