Le président de l’Alliance pour le développement du Congo (ADD-Congo), Prince Epenge, a dénoncé, lundi 10 août, la confiscation temporaire de son passeport par la Direction générale de migration (DGM), à son retour en République démocratique du Congo.

Le responsable politique s’est exprimé devant des militants de son parti venus l’accueillir à son arrivée au pays.

Selon Prince Epenge, cette mesure constitue une forme d’« intimidation à la poutinienne ». Il exige ainsi la fin de ce qu’il considère comme des pratiques visant à restreindre les libertés des acteurs politiques de l’opposition.

Le président de l’ADD-Congo n’a toutefois pas précisé publiquement les motifs officiels ayant conduit les services de la DGM à retenir temporairement son document de voyage.

Au-delà de cet incident, Prince Epenge a réaffirmé la position de la C64, plateforme politique dont il défend les revendications. Il a rejeté l’idée selon laquelle cette coalition aurait été créée dans le but de participer à un dialogue politique.

Selon lui, la C64 a avant tout été mise en place pour exiger le respect de la Constitution et défendre les principes qu’elle considère comme fondamentaux pour le fonctionnement de l’État.

Cette déclaration intervient dans un contexte politique marqué par des divergences persistantes autour du dialogue national, du fonctionnement des institutions et du respect des règles constitutionnelles.

À travers cette prise de position, Prince Epenge entend maintenir la pression sur les autorités et réaffirmer les revendications portées par la C64.

Zéphirin Amboka Pengume