Ayant emprunté la voie de la rébellion, Claude Ibalanky a fait, samedi 31 janvier, une sortie médiatique très commentée. Ancien coordonnateur du mécanisme de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba pour la paix, il ne pourra cependant pas compter sur le soutien de la ministre de la Jeunesse, Grâce Kutino, issue pourtant de sa formation politique.

Selon une source proche de la ministre, ayant requis l’anonymat, Grâce Kutino ne peut, « ni de près ni de loin », apporter son soutien à son ancienne autorité morale. La plus jeune ministre du gouvernement Suminwa II se dit ainsi pas disposée à suivre celui qui, selon son entourage, a pourtant largement bénéficié du régime du président Félix Tshisekedi.

« On peut être présentée par son autorité morale pour intégrer le gouvernement, mais une fois que le Chef de l’État valide votre candidature, il devient d’office votre première autorité morale, à laquelle vous devez obéissance dans l’intérêt supérieur de la nation », explique ce proche de la ministre. Président et autorité morale du regroupement politique Réveil Populaire (REPOP), une plateforme lancée en juin 2023 et regroupant quelques partis et personnalités politiques, Claude Ibalanky s’était initialement aligné derrière la candidature de Félix Tshisekedi pour un second mandat, obtenu à l’issue de la présidentielle de décembre 2023.

Toutefois, son rapprochement avec l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23) laisse entrevoir un possible changement ou repositionnement politique, même s’il affirme ne pas avoir officiellement adhéré au mouvement rebelle.

 

JAM