La République démocratique du Congo s’oriente vers une étape décisive de son développement économique. D’après les prévisions actualisées du Fonds monétaire international (FMI), reprises par la Banque centrale du Congo (BCC) le 23 avril 2026, le produit intérieur brut devrait s’établir à 123,41 milliards de dollars en 2026, contre 92,83 milliards une année plus tôt.
Cette évolution traduit un changement d’échelle significatif pour l’économie nationale.
Cette performance s’explique avant tout par la vigueur du secteur extractif, toujours dominé par le cuivre et le cobalt, dont la demande reste soutenue sur les marchés internationaux.
Parallèlement, d’autres branches d’activité gagnent en importance, notamment les télécommunications, la construction et les services, contribuant ainsi à une diversification progressive de la croissance.
Sur le plan macroéconomique, la BCC table sur une croissance réelle de 5,9 % en 2026. Toutefois, l’augmentation marquée du PIB en valeur — estimée à près de 32,9 % — reflète essentiellement des effets nominaux. Cette évolution s’explique en particulier par l’appréciation du taux de change, qui améliore la valorisation en dollars de la production nationale et renforce la position économique du pays à l’international.
Ce contexte favorable s’inscrit également dans une dynamique de stabilisation monétaire. Sous la conduite du gouverneur André Wameso, la mise en œuvre rigoureuse de la réglementation des changes a permis un net redressement du franc congolais.
En l’espace de quelques mois à l’automne 2025, la devise nationale s’est appréciée, passant d’environ 2 850 à 2 100 francs congolais pour un dollar, consolidant ainsi les bases d’un environnement macroéconomique plus stable.
Dans l’ensemble, ces indicateurs confirment une amélioration tangible des fondamentaux économiques du pays.
Ils soulignent toutefois la nécessité de poursuivre les réformes structurelles afin de transformer cette croissance en développement inclusif et durable.
Don de Dieu Mbavu
