Face à la presse le lundi 25 mai, au siège du parti présidentiel, Augustin Kabuya, secrétaire général et président a.i. de l’UDPS, a lancé les consultations citoyennes sur le changement de la Constitution, regroupées au sein d’une coalition dénommée C4, représentant les quatre espaces linguistiques de la République démocratique du Congo.

Répondant à la question d’un journaliste sur l’absence des alliés, notamment le MLC, l’UNC et d’autres partis, Augustin Kabuya a affirmé vouloir défendre le pouvoir de son parti, l’UDPS.

« Pour défendre le pouvoir et engager des initiatives, nous n’avons pas besoin d’attendre nos alliés. La porte reste ouverte à tout le monde. Ceux qui sont intéressés viendront. En politique, on doit savoir prendre le devant, surtout que le peuple est très critique envers l’UDPS », a expliqué Augustin Kabuya.

Par ailleurs, l’élu de Mont-Amba a affirmé jouer « pleinement son rôle » en tant que secrétaire général du parti, espérant l’adhésion d’autres alliés comme le MLC de Jean-Pierre Bemba, l’UNC de Vital Kamerhe et d’autres formations politiques afin, selon lui, d’honorer la mémoire et le combat du père fondateur de l’UDPS.

« La C4 est une coalition citoyenne qui a besoin de tout le monde : les politiques, les chefs des confessions religieuses et surtout le peuple congolais. Pour y arriver, nous avons besoin de tous. Nous avons pris nos responsabilités, en tant qu’UDPS, pour lancer cette coalition dont les coordonnateurs viendront de tous les espaces linguistiques ainsi que d’autres formations politiques membres de l’Union sacrée », a précisé le secrétaire général de l’UDPS.

S’agissant des articles qui suscitent des controverses dans l’actuelle Constitution, Augustin Kabuya a réitéré son souhait de récupérer la Constitution de 1992, rédigée par les Congolais.

« Plus de 2 000 Congolais s’étaient réunis à la Conférence nationale souveraine autour du cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. C’est à cette époque qu’une Constitution purement congolaise avait été écrite et adoptée. Il est temps de la récupérer et de l’adapter aux réalités actuelles, en renforçant le pouvoir du président de la République, qui reste redevable devant le peuple. Ainsi, nous aurons sauvé le pays », a-t-il déclaré.

Dans la foulée, Augustin Kabuya a rejeté l’idée d’un éventuel troisième mandat, présenté par l’opposition comme l’objectif du changement de la Constitution. Selon lui, « le souci de l’UDPS est simplement de sauver le pays ».

Faustin Kalenga