Après environ quinze ans de suspension, le trafic ferroviaire urbain reliant la Gare-Centrale à l’aéroport international de N’djili, à Kinshasa, a repris le mardi 18 août dernier.

Initialement prévue le 1er juillet, après un voyage inaugural effectué par le chef de l’État, cette relance n’est intervenue qu’un mois et demi plus tard, en raison notamment du mauvais état des rails.

Depuis cette reprise, les usagers de ce service ferroviaire oscillent entre joie et déception.

La joie est particulièrement perceptible chez les habitants de la partie Est de Kinshasa, notamment ceux qui se dirigent vers l’aéroport international de N’djili. Ils espèrent que ce moyen de transport leur permettra de rejoindre le centre-ville plus rapidement, en évitant les embouteillages monstres qui paralysent quotidiennement la capitale.

Cependant, au-delà de cette satisfaction, certains usagers se disent déçus par le coût du transport, qu’ils jugent exorbitant.

« Nous sommes très ravis du retour de ce trafic ferroviaire, car il nous facilite l’accès au centre-ville à temps. J’habite le quartier Kingasani. Avant la relance de ce trafic, il me fallait quitter la maison à 4 heures du matin pour éviter les embouteillages et arriver au service à temps. Cependant, notre souci, c’est le prix élevé de ce transport. Nous aurions bien voulu que le trajet Gare-Centrale–aéroport international de N’djili commence à 1 000 francs congolais, mais hélas ! », s’est exclamé un usager sous couvert d’anonymat.

Pour cette relance du trafic ferroviaire urbain Gare-Centrale–aéroport international de N’djili, l’Office national des transports (ONATRA) a fixé les tarifs comme suit : 5 000 FC pour la classe VIP, 4 000 FC et 3 000 FC pour la classe moyenne, et 2 000 FC pour la dernière classe.

À titre de comparaison, avant la suspension de ce service en 2011, le trajet coûtait 500 francs congolais.

Zephyrin Amboka Pengume