Deux camps, désormais, se disputent la présidence de Églises de réveil du Congo, (ERC) à l’issue d’une assemblée générale tenue samedi 12 septembre ayant abouti d’une part à l’élection du révérend Dodo Kamba comme nouveau président de la composante » confessions religieuses » ERC , et d’autre part à l’inamovibilité de Sony Kafuta pour ceux qui le soutiennent.
Selon Dodo Kolo, organisateur de l’assemblée générale, la page Sony Kafuta est définitivement tournée car, soutient-il, les assises ont eu lieu en toute transparence et l’assemblée générale a siégé et s’est décidée de se trouver un nouveau président qui s’appelle révérend Dodo Kamba; « le reste n’ est que de la distraction ».
De son côté, le pasteur de l’église « Armée de l’Eternel » Sony Kafuta se considère encore comme le président de la composante « ERC » et dénonce la violation des textes et lois qui régissent leurs statuts. Il estime par conséquent que la tenue irrégulière de l’assemblée générale qui a procédé à son remplacement, n’a pas respecté toutes les procédures légales. Sans dire si ‘il va saisir ou pas la justice, Sony Kafuta dit être encore président de l’Églises de Réveil du Congo.
Au yeux de plusieurs observateurs, la politique congolaise s’est transposée dans le gestion des institutions divines. D’où, le souhait de vouloir permuter la crise politique dans l’église en créant un FCC-CACH bis, à l’origine des disputes et multiples crises qui affectent malheureusement la vie socioéconomique de la population congolaise.
À noter que dans un passé récent, un lynchage médiatique s’est fait observer entre Albert Kankenza et son successeur à la tête des l’ ERC, le général Sony Kafuta, réputé pro-FCC et soupçonné d’avoir signé le procès verbal entérinant Ronsard Malonda à la tête de le CENI sous les effets des billets verts; version toujours rejetée par le concerné qui réplique en revanche qu’ une proposition venant de la présidence de la République par le canal de Albert Kankienza, d’une Jeep Prado 4×4 et une somme de 50.000USD lui avaient été remises afin de ne pas signer ledit procès verbal.
Du coup , les gestionnaires d’âmes tombent dans les caniveaux et semblent engagés dans une bataille où les tireurs des ficelles sont ailleurs, estime un analyste.
Faustin Kalenga
