Dans son discours à Lubumbashi, le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi est revenu sur la révision constitutionnelle qui fait actuellement débat en RDC.

Évoquant cet épineux problème, Félix Tshisekedi a exprimé la nécessité de réviser cette loi fondamentale, en faisant allusion à l’article 217 de ladite constitution, qui, à l’en croire, oblige la RDC à céder une portion de sa souveraineté au nom de la solidarité africaine.

Pour l’opposant Martin Fayulu, cela représente une absurdité manifeste et une interprétation grossièrement erronée dont la clarté ne nécessite même pas l’expertise d’un éminent professeur.

« Il est vrai que, quand Jupiter veut perdre un homme, il lui ôte la raison. Comment Félix Tshisekedi peut-il prétendre que l’article 217 de notre constitution consacre la vente de notre souveraineté à certains États africains ? C’est une absurdité manifeste et une interprétation grossièrement erronée d’un article dont la clarté ne nécessite même pas l’expertise d’un éminent professeur constitutionnel.

J’invite tous ceux qui ont eu l’opportunité d’étudier, même au niveau secondaire, à lire cet article ; ils comprendront que le libellé de cet article figure dans plusieurs constitutions de pays africains.

Que Félix Tshisekedi lise le dernier alinéa de l’article 214, qui stipule : « Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans l’accord du peuple congolais, consulté par voie de référendum. » Quelle aberration ! » a écrit le candidat malheureux à la présidentielle de 2018 et 2023.

Pour le président du parti politique ECIDé, la priorité aujourd’hui est la préservation de l’intégrité territoriale et l’amélioration des conditions de vie de la population, et ce ne sont pas les dispositions de la constitution qui légitiment les pillages des fonds publics.

Martin Fayulu affirme en outre qu’étant le président élu depuis 2018, il s’opposera, avec l’appui de la population, à toute éventualité de révision constitutionnelle.

Zéphyrin Pengume