Le débat sur l’avenir de la Constitution en République démocratique du Congo refait surface au sein de la majorité présidentielle. L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi), parti au pouvoir, milite désormais pour un retour au projet de Constitution élaboré lors de la Conférence nationale souveraine de 1992, considéré par plusieurs acteurs politiques comme l’un des principaux jalons du dialogue national congolais.
Prenant la parole dimanche 17 mai, le président intérimaire du parti présidentiel a soutenu que la Constitution issue de la CNS avait été « rédigée sans pression par l’ensemble des Congolais », sous la conduite du cardinal Laurent Monsengwo Pasinya.
Selon lui, ce texte historique pourrait servir de socle à une nouvelle réforme institutionnelle adaptée aux réalités actuelles du pays.
« Nous devons reprendre la Constitution de 1992 et l’adapter à nos réalités actuelles », a-t-il déclaré.
Au cours de la même intervention, le responsable de l’UDPS a également fait référence au cardinal Fridolin Ambongo, estimant que ce dernier pourrait détenir une copie du document historique.
Cette sortie médiatique intervient dans un climat politique marqué par de fortes tensions autour de l’éventualité d’une révision ou d’un changement de la Constitution, un sujet qui continue de diviser la classe politique et la société civile congolaises.
Le président intérimaire de l’UDPS a, par ailleurs, réaffirmé son soutien au chef de l’État, Félix Tshisekedi, l’appelant à demeurer serein face aux critiques.
« Soyez sans crainte, Monsieur le Président Félix Tshisekedi. Nous sommes derrière vous », a-t-il lancé, réaffirmant l’engagement du parti présidentiel à soutenir toute initiative visant, selon lui, à consolider la gouvernance et les institutions du pays.
À noter que l’UDPS, à l’instar des autres formations politiques membres de l’Union sacrée, soutient le principe d’une réforme constitutionnelle. Le parti estime que l’actuelle Constitution présente plusieurs limites institutionnelles et constitue un frein au bon fonctionnement de l’appareil gouvernemental.
Zéphyrin Amboka Pengume
