Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le processus de modernisation des infrastructures de l’Est de la République démocratique du Congo. Mercredi 20 mai 2026, à Uvira, les équipes d’EIS-EKA ont procédé à la pose de la première couche de bitume sur l’axe Uvira–Baraka–Kalemie de la Route nationale n°5 (RN5), l’un des corridors routiers les plus stratégiques du pays.

Au-delà de sa dimension infrastructurelle, ce chantier symbolise le retour progressif de l’autorité de l’État dans une région longtemps affectée par les conflits armés, l’enclavement et l’instabilité sécuritaire. Pour les populations locales, confrontées depuis plusieurs années aux difficultés de mobilité et à l’isolement, le lancement effectif de l’asphaltage constitue un signal fort d’espoir, de stabilité et de relance économique.

La reprise des travaux a été saluée par plusieurs forces vives du Sud-Kivu. Par la voix de son coordonnateur, Martin Mafiriki Mashimango, la Nouvelle Société Civile Congolaise a qualifié cette avancée de « tournant majeur » pour le développement des territoires de l’Est. L’organisation a toutefois insisté sur la nécessité de maintenir les efforts afin de garantir la continuité et l’achèvement des travaux, malgré les défis techniques, sécuritaires et financiers persistants.

Avec un linéaire estimé à plus de 1 300 kilomètres, la RN5 constitue un axe vital pour la connectivité nationale et régionale. Sa modernisation devrait permettre de désenclaver plusieurs territoires du Sud-Kivu et du Tanganyika, de renforcer les échanges commerciaux, de faciliter la circulation des personnes et des marchandises, mais aussi de dynamiser les activités économiques dans toute la partie orientale du pays.

Pour le gouvernement congolais, ce projet s’inscrit dans une stratégie globale visant à consolider la paix à travers le développement des infrastructures. Dans un contexte marqué par les efforts diplomatiques et sécuritaires engagés ces derniers mois, Kinshasa entend accélérer la reconstruction des zones affectées par les violences armées et réduire les fractures territoriales qui freinent le développement national.

Portée par la vision du président Félix Tshisekedi, cette dynamique place les infrastructures au cœur de la stabilisation et de l’intégration du territoire national. Chaque zone sécurisée est appelée à devenir un espace prioritaire d’investissement public et de relance économique.

Sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, poursuit la mise en œuvre de plusieurs projets structurants destinés à améliorer durablement les conditions de vie des populations et à renforcer l’unité territoriale de la République démocratique du Congo.

À travers la RN5, c’est donc bien plus qu’une route qui se construit : c’est une ambition nationale de cohésion, de développement et de paix durable qui prend progressivement forme sur le terrain.

Don de Dieu Mbavu