La République démocratique du Congo a marqué de son empreinte la clôture de la Semaine africaine 2026 organisée au siège de l’UNESCO, en réaffirmant son ambition de jouer un rôle central dans les grandes discussions internationales liées au climat, à la gestion de l’eau et au développement durable.
Placée sous la présidence de la RDC, cette édition a été officiellement clôturée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, représentant le Chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Durant plusieurs jours, responsables politiques africains, experts internationaux, diplomates et acteurs institutionnels ont échangé autour des défis majeurs auxquels le continent fait face, notamment les conséquences du changement climatique, l’accès à l’eau potable, l’assainissement et le financement des politiques environnementales.
Dans un discours à tonalité engagée, Judith Suminwa Tuluka a insisté sur l’urgence de transformer les engagements politiques en actions concrètes capables de produire des résultats visibles pour les populations africaines.
« Les générations africaines qui arrivent n’attendent plus seulement des promesses. Elles attendent des solutions concrètes, des résultats tangibles et des engagements traduits en actions », a-t-elle déclaré.
Au centre des discussions figurait également le bassin du Congo, reconnu comme l’un des plus importants puits de carbone de la planète et un levier stratégique dans la lutte mondiale contre le réchauffement climatique. Les participants ont plaidé pour un renforcement des investissements dans la préservation des ressources hydriques, les infrastructures d’assainissement ainsi que les mécanismes de coopération internationale destinés à soutenir la résilience environnementale de l’Afrique.
Au-delà des enjeux environnementaux, la RDC a également mis en avant la richesse de son identité culturelle à travers des prestations artistiques et culturelles ayant rythmé cette édition de la Semaine africaine 2026. Une manière pour Kinshasa de rappeler que la culture demeure un instrument de rayonnement diplomatique et de cohésion entre les peuples africains.
Par cette participation remarquée à l’UNESCO, la RDC consolide progressivement son positionnement diplomatique sur les questions environnementales mondiales et renforce sa vision de « pays-solution », portée par ses immenses ressources naturelles et son potentiel écologique stratégique.
À travers cette dynamique, Kinshasa entend désormais peser davantage dans les décisions internationales relatives au climat, au développement durable et à la préservation des écosystèmes vitaux pour l’avenir de la planète.
Don de Dieu Mbavu
